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Fronde des mdias en Tunisie

Fronde des mdias en Tunisie Le Syndicat national des journalistes tunisiens a appel une grve gnrale mercredi pour dnoncer les tentatives des islamistes au pouvoir de phagocyter la

 
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10-18-2012, 05:29 AM
 
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 Fronde des mdias en Tunisie

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Fronde des mdias en Tunisie


Le Syndicat national des journalistes tunisiens a appel une grve gnrale mercredi pour dnoncer les tentatives des islamistes au pouvoir de phagocyter la presse.




Chocolat chaud et Caf noir ont disparu sine die des ondes de Radio-Tunis International. Deux missions matinales qui rebondissaient sur l'actualit politique, sociale et culturelle, sur un tempo jug un peu trop critique, expliquent leurs animatrices Najoua Zouhair et Nedia Haddaoui. En juin, le directeur de Radio-Tunis a cd la place un simple technicien. Une ascension fulgurante qui doit tout, selon les deux jeunes femmes, une sympathie sans rserve pour Ennahda, le parti islamiste au pouvoir.





À l'approche du ramadan, monsieur nous a demand de rebaptiser ces deux missions, sous prtexte que parler de chocolat et de caf frisait le sacrilge en priode de jene. Nous avons refus. Najoua et Nedia ont t du mme coup suspendues d'antenne. Elles se sont solidarises avec leurs collgues du groupe de presse Dar Assabah. Plusieurs d'entre eux ont annonc une grve de la faim partir de jeudi. Dar Assabah, qui fut pendant quelques annes la proprit de Sakher el-Matri, gendre de l'ex-prsident Ben Ali, avant d'tre saisi par l'État, publie deux quotidiens: Assabah (arabophone) et Le Temps (francophone). Les rdactions des deux journaux sont en guerre depuis plusieurs semaines contre leur nouveau PDG, Lotfi Touati, parachut au mois d'aot la tte du groupe. Un vritable putsch assure Sana Farhat, journaliste et dlgue syndicale.



Accus de vouloir phagocyter la presse, le gouvernement s'en dfend bien maladroitement. Pas question de laisser certains mdias se transformer en tribunes d'opposition l'action du gouvernement, n'a pu s'empcher de lcher le chef de la diplomatie, Rafiq Abdessalem, en s'empressant d'ajouter que l'objectif est de les assainir en cartant les symFronde des mdias en Tunisiees de l'ancien rgime. Sauf que Lotfi Touati, un ancien commissaire de police impliqu jadis dans une affaire de corruption, s'est longtemps illustr comme l'un des chantres de Ben Ali. La confrontation a culmin lorsque Touati a fait appel la police pour disperser le sit-in des journalistes et bloquer la parution d'une motion stigmatisant un directeur qui prend ses ordres auprs du gouvernement. La censure, poursuit Sana, nous l'avons durement prouve sous Ben Ali. Combien de fois suis-je rentr en larmes chez moi parce que je n'avais mme plus le droit d'crire sur de simples inondations susceptibles d'gratigner l'image du rgime. Je n'ai pas envie de revivre cet enfer.



Des mercenaires



À Tunis, l'euphorie d'une libert d'expression enfin recouvre aura t de courte dure. Depuis des mois, les tensions entre les mdias et les islamistes au pouvoir alimentent la chronique. Elles ont commenc avec la diffusion sur la chane prive Nessma TV du film Persepolis o Dieu est reprsent sous les traits d'un aimable vieillard. Le patron de la chane, Nabil Karoui, avait d prsenter ses excuses et payer une amende pour ce blasphme qui avait dclench la colre des fondamentalistes. En fvrier, le directeur du quotidien arabophone Ettounsia a t incarcr huit jours pour avoir publi en une photo de nu pourtant bien innocente. Fin aot, Sami Fehri, patron d'Ettounsiya TV, a t plac en dtention, officiellement, en raison de ses liens avec Belhassem Trabelsi, beau-frre de Ben Ali, en ralit, soutient l'intress, pour son mission satirique, Les Guignols de l'info. Et puis, il y a ces nominations tout va de mercenaires la tte des deux chanes de la tlvision nationale, de l'agence officielle TAP ou du quotidien La Presse, le plus grand journal francophone du pays, dirig aujourd'hui par l'ancien patron du Renouveau, l'organe officiel de l'ex-RCD, le parti de Ben Ali.



Il est inadmissible qu'on rutilise des personnalits qui ont supervis la censure et la dsinformation sous Ben Ali, s'insurge Kamel Labidi, prsident de l'Instance nationale pour la rforme de l'information et de la communication (Inric). Dbut juillet, aprs avoir publi un rapport qui n'a suscit aucune raction part des remerciements polis, Labidi a gel les activits de l'Inric. Écur, il constate que le gouvernement, obnubil par les prochaines lections (prvues en juin prochain), tourne le dos aux rformes et s'immisce dans les rdactions en s'appuyant sur des gens qui ont fait jadis leurs preuves en matire de docilit. L'ennemi public des journalistes tunisiens a un nom: Lotfi Zitoun, influent conseiller du premier ministre Hamadi Jebali. Zitoun mne une campagne de dnigrement des mdias, affirme Sana Farhat. Il a mme menac de publier une liste noire de journalistes anciens collabos. Il faut reconnatre, confirme Kamel Labidi qu'Ennahda peine rompre avec les pratiques de l'ancien rgime qui avait fait des mdias publics des canaux de propagande et de manipulation. Le Syndicat national des journalistes tunisiens, qui soutient Sana Farhat et ses collgues, a appel une grve gnrale mercredi.



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